Sortie de crise : quels dispositifs prévus par l'Etat ?

Sortie de crise : quels dispositifs prévus par l’Etat ?

La crise sanitaire a eu un impact réel sur l’activité économique en France. Les entreprises ont dû apprendre à vivre avec des restrictions. Ces dernières tendent à disparaître, laissant espérer une sortie de crise. Toutefois, la fin des aides peut également représenter un danger à bien intégrer. Vous souhaitez connaître les dispositifs prévus pour faire face à la sortie de crise économique et sanitaire ? Notre article vous présente les solutions mises en œuvre pour les entreprises et les professionnels indépendants.

Les effets financiers de la crise sanitaire

La crise sanitaire a été un événement particulièrement bouleversant pour les entreprises. Ces dernières ont dû s’adapter aux différentes restrictions mises en œuvre. Par ailleurs, les confinements ont favorisé le déploiement de modes de consommation numériques.

Cette adaptation à la demande requiert des investissements importants. Certaines entreprises ont travaillé à la mise en place d’un site en e-commerce, d’un espace de “click and collect” ou de livrer leurs services à distance.

Sortie de crise : comment s’y préparer ?

Une activité entrepreneuriale nécessite de penser un modèle économique équilibré et susceptible de générer des bénéfices. Dès lors, un entrepreneur doit, par son travail, couvrir la totalité de ses charges. En analyse financière, on distingue deux catégories de charges :

  • Les charges fixes. Elles correspondent aux dépenses immuables dont les montants dépendent, en règle générale, de contrats. On y retrouve alors les dépenses de locations, de consommation énergétique, les rémunérations, les abonnements Internet et de téléphonie, etc…
  • Les charges variables. Il s’agit des dépenses en lien avec le niveau d’activité d’une entreprise. Ainsi, la vente de marchandises ou de produits finis nécessite d’acheter des marchandises ou des matières premières. Le niveau des ventes conditionne alors le niveau des achats.

Les aides financières mises en œuvre dans le cadre du Covid-19 ont souvent été insuffisantes pour prendre en charge la totalité des charges fixes. Or, il s’agit de dépenses qui ne varient pas en fonction du niveau de l’activité et du chiffre d’affaires.

Dans ce contexte, de nombreuses entreprises ont dû puiser dans leur trésorerie pour faire face aux différentes dépenses courantes. Certains entrepreneurs doivent donc porter une attention particulière à la sortie de crise. En effet, cette dernière va s’accompagner de deux phénomènes distincts :

  • La reprise de l’activité. Elle peut se traduire par une suractivité et la nécessité, pour les entrepreneurs, de devoir investir pour répondre à la demande.
  • La fin des aides. La trésorerie va être affectée par ce manque à gagner. La gestion des disponibilités va devoir se faire avec un soin particulier pour éviter d’être en cessation de paiement.

Fort heureusement, certains dispositifs vont se poursuivre pour les entreprises qui en font la demande.

Les dispositifs prévus pour la sortie de crise

Le gouvernement a mis en place, dès le 1er juin 2021, un plan d’action pour accompagner les entreprises au moment de la sortie de la crise sanitaire. L’objectif est alors d’éviter des fermetures d’entreprises et des licenciements. Plusieurs dispositifs se mettent en place pour atteindre cet objectif crucial pour de nombreux professionnels.

L’accompagnement des entreprises

Le gouvernement français met en place un certain nombre de services permettant d’identifier les difficultés des entreprises. L’objectif est de produire un diagnostic précis de la situation de chaque entreprise en difficulté.

Dans ce contexte, un entrepreneur en difficulté peut se tourner vers une multitude d’acteurs :

  • Un numéro unique. Le numéro 0806 000 245 permet aux entrepreneurs d’avoir un interlocuteur et un suivi individualisé pour évaluer le niveau des problématiques rencontrées.
  • La production de diagnostics. Ces analyses financières précises peuvent se réaliser avec des commissaires aux comptes, les Tribunaux de Commerce, les CCI ou des mandataires judiciaires.

L’objectif du gouvernement est donc de cibler les aides sur les entreprises qui en ont réellement besoin. Solliciter ces différents services n’est donc nécessaire qu’en cas de problèmes existants ou à venir.

La poursuite de certaines aides financières

Le gouvernement français a décidé de maintenir plusieurs aides financières dont :

  • Le Prêt Garanti par l’État ;
  • Les prêts exceptionnels aux petites entreprises ;
  • Les avances remboursables pour les PME ;

Le gouvernement propose également un fonds de transition. Ce fonds est nouveau et se concentre sur les ETI (Entreprises de Taille Intermédiaire) et les grandes entreprises. Avec une dotation de 3 milliards d’euros, l’objectif est de financer la relance de ces entreprises.

Les aides vont se prolonger durant toute l’année 2021. Il s’agit d’une garantie et d’une protection rassurante pour les entreprises. Toutefois, l’année 2022 risque de voir la fin progressive de ces aides. Les entrepreneurs doivent donc réussir à redresser leur activité avant cette date.

La simplification des procédures de redressement

Enfin, en dernier point, un ensemble de mesures est mis en place pour éviter les liquidations judiciaires des entreprises. L’objectif reste d’éviter les licenciements et de favoriser les plans de redressement pour sauvegarder les emplois.

Dans ce contexte, il est donc possible de contacter l’URSSAF pour étaler le paiement des différentes cotisations sociales. Le non-paiement des cotisations fait, en effet, partie des principales raisons justifiant une procédure de cessation de paiement des entreprises.

Par ailleurs, l’État peut restructurer la dette de certaines entreprises en difficulté. Ce dispositif ne concerne que les entreprises dont le modèle économique était viable avant la crise sanitaire. Il s’agit alors de les aider à traverser les prochains mois incertains.

Entreprendre en toute sécurité avec le portage salarial

Les professionnels indépendants ont reçu un certain nombre d’aides durant la crise sanitaire. Toutefois ces aides ont pu apparaître, pour certains, comme insuffisantes ou mal calibrées.

Les professionnels en portage salarial ont eu, quant à eux, davantage de protections. En effet, en signant un contrat de portage salarial, un professionnel devient un salarié de l’entreprise de portage salarial employeuse. Il bénéficie alors des mêmes protections que les salariés de droit commun. Le dispositif du chômage partiel a été une solution protectrice pour l’ensemble des salariés.

Vous vous intéressez aux contrats de portage salarial et à leurs avantages ? Contactez nos équipes pour en savoir plus sur le portage salarial.

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