Covid-19 et entreprises : quel bilan économique ?

Covid-19 et entreprises : quel bilan économique ?

Le monde professionnel et entrepreneurial est marqué, depuis mars 2020, par une crise sanitaire sans précédent. Cette crise affecte de nombreuses activités et vient mettre des obstacles au développement des entreprises. Vous souhaitez connaître le bilan économique des mesures de soutien gouvernementales à destination des entreprises ? Notre article fait le point, pour vous, sur la question.

Les effets de la crise sanitaire

La crise sanitaire a affecté la vie des entreprises en obligeant les gouvernements à décider de mesures de restrictions. Par ailleurs, le climat de défiance a pu ralentir certains projets d’investissement ou programmes de recherche. De nombreuses entreprises ont repoussé à plus tard certaines dépenses, ce qui a contribué à ralentir l’économie.

Toutefois, les mesures d’aides proposées par le gouvernement ont eu pour objectif principal de rassurer les chefs d’entreprise. Ces derniers ont montré davantage de confiance, ce qui a permis de faire redémarrer l’économie plus rapidement à la suite de chaque confinement.

Avant d’entamer une seconde rentrée sous le signe des restrictions et de la crise sanitaire, il convient de faire le bilan des mesures d’accompagnement proposées jusqu’alors.

Le bilan des aides aux entreprises

Après plus d’un an et demi de crise sanitaire et de mise en place de dispositifs d’aides, l’heure est au bilan. Il s’agit de savoir dans quelle mesure les différentes aides ont permis aux entreprises de traverser les périodes de confinement et de restrictions de déplacements. Comme nous le verrons plus bas, les chiffres de l’INSEE sembleraient indiquer que les aides aient atteint leur premier objectif, à savoir éviter une vague de licenciements dans les entreprises.

Toutefois, pour réaliser une analyse complète, d’autres paramètres sont à prendre en considération. Les services de l’État notent les points positifs suivants :

  • La traçabilité des aides. Les différents organismes de soutien ont pu avoir une vision d’ensemble, globalement très précise, concernant les aides versées aux entreprises.
  • Le succès du fonds de solidarité. Ce dispositif s’est progressivement élargi à de nombreuses entreprises en apportant un soutien réel.
  • Le niveau des aides. Les montants apportés aux entreprises ont été globalement suffisants pour permettre de couvrir les charges fixes comme les charges variables. La trésorerie des entreprises a été préservée, leur permettant de traverser la crise.
  • La mise en place du chômage partiel. La prise en charge des salaires a été conséquente pour l’État et rassurante pour les entreprises. Ce sont près de 25 % des salariés français qui en ont bénéficié en avril 2020.
  • Le niveau de défaillances des entreprises. Les cessations d’activité directement imputables à la crise sanitaire ont été extrêmement limitées. La plupart des entreprises qui ont fait faillite étaient déjà en difficulté avant le premier confinement de mars 2020.
  • Le maintien de la consommation. En préservant l’emploi salarié privé, les aides de l’État ont permis aux Français de maintenir leur niveau de consommation, ce qui a eu des répercussions positives sur l’emploi.

La question des effets d’aubaine

Lorsqu’un dispositif de soutien se met en place, les spécialistes évoquent régulièrement le risque des effets d’aubaine. Il s’agit d’une situation où une entreprise va bénéficier d’une aide mais sans en avoir réellement besoin. L’aide va, à titre d’exemple, soutenir une création d’emplois qui aurait tout de même eu lieu sans la mise en place dudit dispositif.

Dans le cadre de la crise sanitaire, le gouvernement a déployé de nombreux dispositifs qui ne présentaient pas de conditionnalités particulières. Le risque était alors de voir de nombreuses entreprises profiter des aides en les détournant de leurs objectifs initiaux. Toutefois, les différentes analyses de la question montrent le caractère réduit des effets d’aubaine.

Cette situation s’explique par deux raisons principales :

  • La certitude des contrôles a posteriori. Le gouvernement a rapidement mis en place certains dispositifs en prévenant les acteurs économiques que les contrôles finiraient par survenir. Cet état de fait a dissuadé les entreprises d’abuser des dispositifs.
  • La nature des aides. Le gros volet des aides concerne le Prêt Garanti par l’État (PGE) qui a atteint une enveloppe de plus de 130 milliards d’euros selon les données disponibles. Or, le Prêt Garanti par l’Etat (PGE) doit être remboursé par les entreprises. Ces dernières, quand le besoin était absent, n’ont pas vu l’utilité de s’endetter inutilement.

France : quelles évolutions pour le chômage ?

Les différents dispositifs mis en place par le gouvernement français ont permis de contenir les effets de la crise économique. Cette dernière n’a eu, à ce titre, que très peu d’impacts sur les entreprises. L’INSEE constate d’ailleurs, depuis début 2021, une amélioration sur le front de l’emploi.

Ainsi, en termes de chiffres, le chômage s’établit en France à 8 % de la population active au second trimestre 2021. Ce chiffre est en baisse continue après avoir connu un pic au troisième trimestre 2020. Pour comparaison, le niveau de chômage en France est revenu à son niveau du quatrième trimestre 2019, soit juste avant le déclenchement de la crise sanitaire.

La question des professionnels indépendants

Si les mesures d’aides présentent donc un bilan globalement très positif, des points de vigilance sont à noter. Les très petites entreprises et les indépendants pourraient connaître des difficultés réelles dans les prochains mois. En effet, ces professionnels n’ont pas toujours une trésorerie suffisante pour couvrir une période qui va rester incertaine.

L’année 2021-2022 est donc potentiellement à risque pour les professionnels indépendants. Il s’agit donc de bien anticiper la fin progressive des aides pour éviter de se retrouver en difficulté de paiement. Une vraie réflexion portant sur le modèle économique doit se poser dès à présent.

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Le portage salarial permet de conduire une activité entrepreneuriale sans avoir à gérer les volets annexes et chronophages. Ainsi, la gestion administrative, comptable et fiscale est du ressort de l’entreprise de portage salarial avec laquelle un professionnel indépendant conclut un partenariat.

Les professionnels sous contrat de portage salarial ont, pour la grande majorité, bénéficié du dispositif du chômage partiel. En effet, les professionnels en portage salarial sont des salariés d’une entreprise de portage. Leurs protections sont, dès lors, beaucoup plus importantes que pour les indépendants.

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