Salariés en chômage partiel : et si vous découvriez l’entrepreneuriat ?

Salariés en chômage partiel : et si vous découvriez l’entrepreneuriat ?

La crise sanitaire vient mettre un arrêt brutal sur un ensemble de secteurs professionnels. Le dispositif du chômage partiel se construit comme une sécurité évitant des licenciements massifs. Vous êtes salariés en chômage partiel et souhaitez découvrir l’entrepreneuriat afin d’y faire vos premiers pas ? Cet article vous apporte les réponses dont vous avez besoin.

L’importance d’une carrière dynamique

Une carrière professionnelle peut connaître des hauts et des bas, y compris dans les secteurs les mieux portants. La crise sanitaire du Coronavirus a montré qu’un événement exceptionnel pouvait fragiliser des secteurs pourtant dynamiques. Ainsi, l’Hôtellerie-Restauration, le tourisme ou encore l’événementiel appartiennent à ces catégories de secteurs peu habitués aux baisses brutales de chiffre d’affaires.

Le chômage partiel se caractérise alors par une forte disponibilité et moins d’exigences professionnelles. Ainsi, les salariés concernés peuvent en profiter pour utiliser ce temps afin de le valoriser professionnellement.

Il convient, enfin, de souligner que le chômage partiel permet de geler les licenciements temporairement. A ce titre, les entreprises qui recourent à ce dispositif d’aide peuvent, potentiellement, être amenées à licencier une partie de leur personnel dans les mois à venir. Utiliser au mieux le temps passé en chômage partiel va permettre d’élargir ses opportunités professionnelles en cas de perte d’emploi.

Les opportunités de la période actuelle

La crise sanitaire oblige donc de nombreux secteurs à mettre leurs salariés en chômage partiel. Cette disposition permet de conserver les compétences à l’intérieur de l’entreprise. Il s’agit d’un dispositif particulièrement utile lorsque la reprise économique intervient.

Dans la mesure où les salariés en chômage partiel conservent, théoriquement, leur emploi, il peut être utile de s’ouvrir à d’autres domaines pour améliorer son profil professionnel. Ainsi, un salarié en chômage partiel dispose de 3 possibilités :

  • L’approfondissement d’une passion. Il convient de souligner que les softs skills sont de plus en plus importants dans le monde de l’entreprise. Ainsi, avoir des passions peut susciter de l’intérêt auprès des partenaires professionnels.
  • La réalisation de formations. L’acquisition de nouvelles connaissances peut être un réel atout pour progresser professionnellement.
  • La découverte de l’entrepreneuriat. La création d’une activité indépendante peut être un nouveau point de départ dans sa carrière.

Les idées reçues de l’entrepreneuriat

L’entrepreneuriat est une voie professionnelle qui attire de plus en plus de salariés français. En effet, cette forme de reconversion professionnelle est souvent perçue comme source de liberté, mais également comme une prise de risque importante. Il est donc essentiel de déconstruire les idées reçues entourant l’entrepreneuriat.

Le surcroît de travail

L’entrepreneuriat ne se caractérise pas nécessairement par des semaines interminables et week-ends sacrifiés. En effet, de nombreux salariés choisissent la pluri-activité. Ils « entreprennent » de manière limitée et seulement sur leur temps disponible.

Ainsi, dans un premier temps, un salarié peut choisir de n’avoir qu’un seul client. Ce nombre peut, par la suite, évoluer. Certains salariés connaissent, d’ailleurs, une telle évolution de leur activité secondaire que celle-ci finit par devenir leur activité principale.

La prise de risque

Dans le domaine de l’entrepreneuriat, la prise de risque concerne essentiellement la partie financière du projet. En effet, il n’est pas conseillé d’investir des sommes trop importantes lorsqu’il s’agit de sa première entreprise. Par ailleurs, il est préférable de suivre certaines formations et tutoriels afin d’éviter les erreurs préjudiciables.

Quoi qu’il en soit, l’entrepreneuriat n’est pas une impasse professionnelle et peut ouvrir de nouvelles routes pour sa carrière.

Il convient, en effet, de souligner que les recruteurs se montrent de plus en plus intéressés par les profils de candidats ayant alterné entre le salariat et l’entrepreneuriat. En d’autres termes, l’entrepreneuriat peut être l’occasion de découvrir d’autres secteurs et pratiques de travail. En outre, cela n’empêche pas de revenir dans le salariat quelques années plus tard, bien au contraire.

Les démarches et les formalités administratives

Créer une entreprise peut, dans certaines situations, comporter de nombreuses exigences administratives à assurer. Ainsi, parmi les formalités les plus récurrentes et importantes, nous avons :

  • Les déclarations mensuelles de TVA ;
  • La réalisation et le suivi de la facturation ;
  • Les déclarations et les règlements des différents impôts (CVAE, Taxe sur la Formation Professionnelle, Cotisation Foncière des Entreprises, etc.) ;
  • La réalisation de la liasse fiscale, du Compte de Résultat, du Bilan et de l’éventuel état des stocks ;
  • L’éventuelle réalisation des bulletins de paie et l’envoi de la Déclaration Sociale Nominative (DSN) de chaque salarié.

Ainsi, dans ce contexte, le statut simplifié de la micro-entreprise permet de réduire le volume des formalités administratives. Quant au contrat en portage salarial, il permet également de réduire considérablement les formalités administratives, comptables et sociales tout en garantissant au salarié porté de rester totalement indépendant et autonome quant à la recherche de sa clientèle et la réalisation de ses missions.

Les qualités développées par l’entrepreneuriat

Créer une entreprise et une activité indépendante permet, aux salariés qui s’y lancent, de développer un certain nombre de qualités reconnues professionnellement. Ainsi, on peut noter les éléments suivants :

  • L’autonomie. Un professionnel indépendant est en mesure de définir lui-même son emploi du temps, la gestion de ses projets et l’organisation de son activité.
  • La posture commerciale. La prospection d’une clientèle permet de développer sa présence orale, son éloquence, sa capacité à négocier commercialement.
  • La polyvalence. Comme nous l’avons vu plus haut, de nombreuses missions sont associées aux dirigeants d’entreprise. Ces derniers doivent donc se montrer polyvalents afin d’organiser et de gérer au mieux toutes ces tâches quotidiennes.
  • Le réseautage. Il est fréquent qu’un entrepreneur ait besoin de prestataires, de relais et d’intermédiaires. Par ce biais, il participe à créer son propre environnement professionnel, avec ses contacts et ses réseaux.

Comme nous venons donc de le voir, créer une entreprise va permettre de développer un ensemble de qualités utiles pour la suite de sa carrière. Il serait donc erroné de ne voir l’entrepreneuriat qu’à l’aune de la liberté d’action ou de l’absence de hiérarchie. Entreprendre est, de plus en plus, la voie choisie par certains salariés pour augmenter leurs opportunités professionnelles au sein de leur domaine d’activité.

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