Portrait de Lisa

Portrait de Lisa, 42 ans, consultante en bien-être au travail

Lisa revient de loin. Après avoir subi les brimades de son ex-employeur dans l’entreprise où elle travaillait, elle a démissionné, et, comme un pied de nez à ce qu’elle avait subi, elle est devenue Coach en bien-être au travail… Elle témoigne.

Bonjour Lisa, pouvez-vous vous présenter ?

Oui, bien sûr, mon nom est Lisa Habaut, j’habite Nantes et je suis consultante en bien-être au travail depuis 5 ans.

Peux-tu nous raconter ton parcours ?

Le déclic s’est produit il y a 8 ans, en 2010, lorsque je travaillais dans un laboratoire pharmaceutique dont je tairai le nom. Après le rachat de l’Entreprise par un fond américain, les conditions de travail sont devenues épouvantables : management inhumain, harcèlement moral, insultes, etc. Il y avait un grand turn-over dans l’Entreprise, et la plupart de mes collègues étaient régulièrement en arrêt maladie à cause du harcèlement et des brimades qu’elles subissaient.

Quant à moi, je me sentais de plus en plus angoissée dans cette entreprise, je faisais régulièrement des cauchemars, et moi qui aimais bien mon boulot, j’allais travailler à reculons. J’ai demandé ma mutation sur un autre site, qui m’a été refusée. À la suite de cela, j’en ai discuté avec mon mari, et j’ai pris la décision de démissionner. Le lendemain, j’ai préparé ma lettre de démission et j’ai pris rendez-vous avec mon chef pour la lui remettre. C’était une décision difficile, mais ma santé était plus importante. Après 11 ans de bons et loyaux services, je claquais la porte la tête haute.

Comment en êtes-vous arrivé à devenir Consultante en bien-être au travail ?

À la suite de cette expérience douloureuse, je me suis juré de ne plus jamais revivre une telle situation. Personne ne devrait aller travailler la boule au ventre. Personne ne devrait mettre sa santé en danger au travail, au point même de vouloir attenter à sa vie !

J’ai eu la chance à Pôle-Emploi d’avoir une conseillère qui m’a bien accompagnée. J’ai d’abord fait un bilan de compétences, et, après lui avoir raconté cette expérience, elle m’a parlé du métier de « coach en bien-être au travail » (happiness manager en anglais) et c’est comme si c’était une révélation pour moi : après avoir subi la maltraitance au travail, c’était vraiment un métier qui m’irait comme un gant !

J’avais envie d’aider les autres à ne pas subir ce que j’avais subi, et en même temps, il fallait faire de la prévention dans les entreprises afin que les méthodes de management brutales et inhumaines soient bannies.

En quoi consiste ce métier ?

Le métier de happiness Manager n’est pas un métier solitaire : il implique que son intervention, pour être une réussite, doit se faire via un groupe de travail impliquant les managers, la direction et les partenaires sociaux. Il faut que les dirigeants de l’Entreprise aient conscience de son utilité et soient prêts à remettre en question certains modes de fonctionnement. Si l’Entreprise a raison de se soucier du bien-être de ses salariés, elle ne doit pas prendre prétexte d’instaurer le Bonheur au travail pour en demander plus aux salariés, car ce serait de la manipulation ! Le Happiness Manager doit au contraire, veiller à ce que les valeurs affichées soient incarnées dans le management sur le terrain.

Le happiness Manager ne doit pas venir avec des idées toutes faîtes, mais il doit écouter, échanger et amener les parties à modifier volontairement le mode de fonctionnement dans l’Entreprise par une prise de conscience des risques psycho-sociaux et de la qualité de vie au travail (QVT) dans son propre intérêt.

Ainsi, il doit faire un état des lieux des ressentis individuels et collectifs et pointer les dysfonctionnements manifeste qui plombent l’ambiance et découragent les plus engagés.

Qu’est-ce que ce métier vous a apporté ?

Pour moi, exercer ce métier à été une véritable psychothérapie personnelle : il m’a appris à revaloriser mon image, à reprendre confiance en moi et à oser dire NON quand un responsable va trop loin et se permet de maltraiter ses subordonnés et de faire pression sur eux en les manipulant. J’ai eu la satisfaction de constater que les entreprises prennent de plus en plus à bras-le-corps ce problème, qui menace aussi leur performance économique. Dans 7 cas sur 10, mon intervention a permis de fluidifier les relations sociales dans l’Entreprise.

Pourquoi avoir choisi le portage salarial ?

En 2014, moi qui étais micro-entrepreneuse, un ami m’a parlé du portage salarial. Mon activité se développant de plus en plus, je manquais de temps pour faire mon administratif et ma comptabilité. Je suis allé à une réunion d’information organisée par une société de portage salarial, et j’ai été conquise : j’allais enfin pouvoir me concentrer sur mon métier ! J’ai complété le dossier d’adhésion. J’ai pu bénéficier des conseils et de l’accompagnement de professionnels et j’ai appris à utiliser les outils mis à ma disposition comme le Bureau virtuel du Consultant.

Moi qui me déplace beaucoup dans les entreprises, j’ai eu la satisfaction de découvrir que je pouvais me faire rembourser mes frais professionnels. C’est pour moi un avantage non négligeable ! Ce remboursement de frais s’ajoute à ma rémunération. Je recommande vraiment le portage salarial !

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Thomas Paranis

Thomas Paranis

Après 11 ans à la tête de ma propre entreprise de conseil, j’ai décidé pour des raisons personnelles de cesser cette activité et d’avoir recours au Portage salarial. Aujourd’hui je souhaite partager mon expérience et mes connaissances sur cette nouvelle forme d’emploi encore peu connue en France.

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