Le portage salarial: la solution aux problèmes des auto entrepreneurs

Consultant : le portage salarial, l’alternative au statut auto-entrepreneur

Apparu dans les années 1980, le portage salarial a le vent en poupe d’autant plus qu’il bénéficie d’un cadre légal à travers le décret d’application du 30 décembre 2015. Il constitue ainsi une alternative intéressante au régime d’auto-entrepreneur.

Pourquoi s’orienter vers le portage salarial ?

Le portage salarial est un système qui permet à un professionnel indépendant d’effectuer des prestations pour des clients, et ce, en totale autonomie. À la fin de sa mission, il établit sa facture par l’intermédiaire de la société de portage. En contrepartie, celle-ci lui verse un salaire mensuel, après déduction des cotisations sociales et des frais de gestion. Il s’agit donc d’une convention tripartite entre l’indépendant, également appelé « porté », la société de portage et l’entreprise cliente.

Dans cette option, c’est le consultant qui recherche des clients, leur propose ses services et définit la tarification et la durée de réalisation de sa mission. Il s’engage ensuite avec la société de portage par un contrat qui lui confère le statut de salarié. De son côté, l’entreprise cliente scelle sa collaboration avec la société de portage à travers un contrat de prestation et lui règle les factures à la réception de celles-ci. C’est la société de portage qui est chargée de la tenue de la comptabilité et de la gestion administrative des activités. Elle s’occupe en outre de l’accompagnement du professionnel indépendant par des conseils et des formations afin de l’aider à développer son activité.

Le portage salarial face au régime d’auto-entrepreneur

L’auto-entrepreneur, au contraire, est soumis au régime social des indépendants (RSI). Ce qui n’est pas le cas du salarié porté qui continue de percevoir son salaire s’il est malade, victime d’un accident de travail ou en congé de maternité. De même, la société de portage poursuit le paiement de ses charges sociales, même s’il n’enregistre pas de revenus pour la période. En tant que salarié, il garde ses droits sociaux, notamment la retraite, la sécurité sociale et l’assurance chômage. Il bénéficie de même de ses droits à la formation. Quant à l’auto-entrepreneur, il ne possède pas de droits au chômage ni à la formation. S’il cesse ses activités un jour, il ne bénéficie pas d’Assedics, contrairement au porté.

L’auto-entrepreneur doit tenir lui-même sa comptabilité ou la confier à un cabinet d’expert-comptable, ce qui augmente ses charges. La comptabilité du porté est assurée par la société de portage qui effectue en même temps les déclarations fiscales et sociales pour le compte de son collaborateur. Par ailleurs, le chiffre d’affaires annuel de l’auto-entrepreneur ne doit pas dépasser 32 900 € s’il réalise des prestations de service et 82 200 € s’il exerce une activité commerciale. Au-delà de ce seuil, il doit changer de statut. Il n’existe pas de limite minimale ou maximale en ce qui concerne le chiffre d’affaires du porté.

Il faut noter également que l’auto-entrepreneur est dépendant des délais de paiement de ses clients, ce qui rend parfois difficile la gestion de trésorerie. Le porté reçoit son salaire chaque mois, quel que soit le délai de paiement de l’entreprise cliente, car il appartient à la société de portage d’effectuer le recouvrement des factures. Compte tenu de sa souplesse, le portage salarial constitue une alternative intéressante à l’auto-entrepreneuriat pour tout consultant désireux de se lancer dans une nouvelle activité.

Paul Lefebvre

Paul Lefebvre

Webmaster du site Internet Le Portage Salarial . N’hésitez pas à me contacter si vous rencontrez une difficulté ou si vous avez la moindre question. Amicalement,

More Posts

1 comment

Get RSS Feed

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

X