Les traducteurs/interprètes optent pour le portage salarial

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Le traducteur et l’interprète sont des professionnels du langage dont la mission consiste à transcrire des textes ou des conversations d’une langue étrangère vers une langue maternelle. Il est investi d’une double mission, celle de veiller à ce que ses mots retranscrivent l’exactitude des propos utilisés dans la langue source et celle de rendre la traduction assez fluide pour être bien comprise des personnes parlant la langue cible. Les professionnels du langage peuvent être soit traducteur, soit interprète, soit les deux à la fois. Ils peuvent exercer leur métier en étant salariés d’une agence de traduction ou d’une entreprise ou en étant freelances.

Un métier séculaire

Le métier de traduction et d’interprétariat n’est pas une création nouvelle. Il fait partie de ces activités dont les sources peuvent remonter à l’origine même de l’histoire de l’humanité. Depuis qu’il a existé, l’homme a toujours eu besoin de communiquer avec son entourage et qui de mieux qu’un professionnel spécialisé dans l’interprétariat et la traduction pour faire véhiculer les idées et mieux faire connaitre les cultures. Bien qu’il soit aussi vieux que le monde, le métier de traducteur et d’interprète ne stagne pas. Il n’a cessé d’évoluer au fil des siècles, mais les principaux changements actuels sont dus à l’évolution de l’informatique et des technologies.

Certes, les bases du métier sont restées inchangées : connaissances linguistiques, passion pour l’écriture et la recherche, les méthodes, elles, ont nettement évolué. Cette évolution technologique facilite la relation entre les clients et ces professionnels. Désormais, l’envoi des devis et des factures, mais aussi des productions, dans le cas d’une traduction, se font en ligne, via internet. L’avancée technologique a également modifié le mode de tarification du travail. Le décompte des mots ne se fait plus par rapport au nombre de signes par feuillet, mais au nombre de mots informatiques. Le calcul en devient plus simple, certes, mais il faut faire attention puisque le nombre de mots peut différer d’un logiciel de décompte à un autre.

Une grande diversité de carrière

Bien que les qualifications requises soient presque similaires, les personnes qui exercent ce métier n’embrassent pas toujours la même carrière. Il existe en effet de multiples manières d’exercer le métier de traduction et d’interprétariat. Le traducteur, par exemple, se charge de la retranscription de productions écrites d’une langue source vers une langue cible. Il doit respecter non seulement la mise en forme, mais aussi le fond du document source dans sa traduction. C’est pourquoi le début du travail de traduction inclut aussi un travail d’analyse qui permettra au professionnel de « s’imprégner de l’essence » du document à traduire et respecter ainsi au mieux les propos de l’auteur. Pour éviter les erreurs, le traducteur travaille généralement dans un domaine qui lui est familier. C’est ainsi qu’il existe des traducteurs médicaux, juridiques, spécialisés dans les ouvrages techniques, scientifiques ou littéraires, etc. Le professionnel en traduction aussi exercer un travail de rédaction, dans le cadre de nouveaux projets.

Le professionnel de la traduction et de l’interprétariat peut aussi devenir interprète et exercer ainsi à l’oral. Il couvre les réunions internationales et les événements sportifs de portée planétaire pour traduire les propos des différents intervenants. La rémunération peut être très intéressante, surtout pour les interprètes de conférence. Pourtant, le métier requiert une parfaite connaissance linguistique et une aisance à l’oral, puisqu’il doit être capable d’exprimer de manière spontanée dans une autre langue ce que la personne exprime, et ce, sans prendre des notes.

Le professionnel de la traduction et de l’interprétariat peut aussi devenir terminologue. Sa mission consiste donc à trouver les équivalents français des termes étrangers. Contrairement aux lexicologues qui s’occupent généralement des mots utilisés couramment, qui se retrouvent dans le dictionnaire, le terminologue s’occupe exclusivement des termes techniques. Parfois, s’il ne trouve pas de termes appropriés dans la langue, le terminologue en crée de nouveaux. D’une manière générale, le terminologue est spécialisé dans le domaine qu’il couvre. Ainsi, le terminologue en aéronautique ou en chimie exerce dans ce domaine.

Une activité adaptée au portage salarial

La traduction et l’interprétariat peuvent s’exercer en toute indépendance. Avant de s’installer à son propre compte, le professionnel peut tester les potentialités de son concept via le portage salarial. Grâce à cette nouvelle forme d’emploi, le professionnel est confronté aux réalités du métier de traducteur/interprète indépendant tout en restant dans la sécurité du salariat. Grâce au portage salarial, il n’a pas à changer de statut ni à faire les démarches administratives relatives à la création d’entreprises pour pouvoir exercer légalement. Il reste salarié de la société de portage et peut pourtant exercer en toute indépendance. Il négocie lui-même ses conditions de travail et n’est soumis à aucune hiérarchie dans l’exécution de sa mission.

Devenir porté le décharge de toutes les corvées administratives comme l’établissement d’une facture, l’encaissement, le paiement des impôts, etc. C’est la société de portage qui se charge de toutes ces tâches. Le professionnel peut alors consacrer davantage de temps à la prospection de clients et l’exécution de son travail. De plus, comme il n’est pas soumis à un plafond de revenu comme le micro-entrepreneur, il peut enchaîner les missions au gré de ses envies. Côté rémunération, il peut facturer sa prestation entre 500 et 1000 euros par jour. Tous ces avantages attirent ces professionnels du langage qui représentent actuellement près de 10 % des professionnels qui font appel au portage salarial.

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