Demandeur d’emploi

Demandeur d'emploi

Le terme demandeur d’emploi est utilisé pour désigner toutes les personnes à la recherche d’emploi et qui s’inscrivent à Pôle Emploi. Les demandeurs d’emploi sont enregistrés dans différentes catégories. Le choix de la catégorie correspondant à chaque demandeur est déterminé en fonction de sa disponibilité, du type de contrat qu’il recherche et de la quantité de temps de travail qu’il souhaite.

Le taux de chômage en France

Le taux de chômage s’est quelque peu amélioré en France. Selon le rapport de l’Insee du mois de mai 2017, le taux de chômage a baissé de 0,4 point lors du premier trimestre de l’année 2017. Toujours d’après l’Insee, le taux de chômage ne toucherait plus que 9,3 % de la population active de la métropole et 9,6 % de celle de la France entière. C’est la première fois depuis l’automne 2012 que le taux de chômage enregistré repasse sous la barre des 10 %. Cette baisse réelle constatée dépasse les prévisions de l’Insee au début de l’année 2017. Lors de sa publication à la mi-mars, cette institution a estimé que le taux de chômage sera d’environ 9,5 % en France métropolitaine contre 9,8 %, si l’on rajoute les Doms. Toujours en fonction du rapport de l’Insee, cette baisse du taux de chômage profite davantage aux jeunes. Le taux de chômage des moins de 25 ans a baissé de 2,6 points en l’espace d’un an, contre 0,6 point sur pour celui des personnes âgées de 25 à 49 ans.

Selon le calcul de l’Insee, une institution qui mesure l’indicateur de chômage en fonction des normes établies par le Bureau International du Travail (BIT), il y a aurait actuellement 2,7 millions de chômeurs en France métropolitaine soit 115 000 en moins par rapport au nombre total de demandeurs d’emploi enregistré en 2016. Ainsi, pour la seconde année consécutive, le taux de chômage a enregistré une légère baisse : 0,4 point par rapport au quatrième trimestre 2016. En ce qui concerne uniquement le chômage de longue durée, elle ne touche plus que 4,1 % de la population active, soit un peu moins de 0,1 point par rapport au dernier taux enregistré lors du trimestre précédent. Si l’on se réfère aux chiffres annoncés par l’Insee, il y aurait donc environ 1,2 million de demandeurs d’emploi en France. Par contre, le « halo du chômage » a augmenté de 20 000 personnes, par rapport au trimestre précédent. En effet, il y aurait en tout 1,5 million de personnes qui rechercheraient un emploi en France, mais ils ne sont pas comptabilisés comme demandeurs d’emploi, car ils ne répondent pas aux normes établies par le BIT.

Indemnisation de chômage : cumulable avec le portage salarial

Les demandeurs d’emploi qui ne souhaitent pas rester trop longtemps inactifs peuvent recourir au portage salarial. Ils ont ainsi la possibilité d’exercer leur métier en toute indépendance, sans pour autant perdre les avantages du statut de salarié. Le portage salarial est soumis au régime classique d’indemnisation. En devenant porté, le demandeur d’emploi continue à bénéficier d’allocations de chômage ou ARE (Allocation d’Aide au Retour à l’Emploi). Il lui est ainsi possible de percevoir un complément d’allocation ou retrouver ses droits résiduels à l’issue de sa mission.

Le portage salarial est ainsi compatible aux allocations chômage. Le demandeur d’emploi qui perçoit une allocation de chômage peut cumuler ses indemnités de chômage avec les revenus obtenus à l’aide du portage. Pour cela, il faut juste respecter les conditions de cumul emploi et de l’ARE. Pour rester dans la légalité, il est important que les revenus perçus ne dépassent pas le salaire moyen de base qui a servi pour le calcul de l’indemnité journalière perçue par le demandeur d’emploi. Pour pouvoir continuer à percevoir ses ARE tout en travaillant, il est impératif que le demandeur d’emploi gagne moins de 70 % du salaire de référence. Il doit également travailler moins de 110 heures par mois et s’inscrire à Pôle Emploi. Il faut noter que ce cumul est limité dans le temps chez les agents de moins de 50 ans. Pour cette catégorie, le cumul entre la rémunération en portage et l’ARE n’est possible que sur une période maximale de 15 mois.

La possibilité de suivre des formations pour se perfectionner

En optant pour le portage salarial, le demandeur d’emploi peut suivre les formations proposées et financées par Pôle Emploi. Il peut ainsi se perfectionner et améliorer ses chances de retrouver un emploi décent dans le futur. Pôle Emploi propose une formation qui vise à répondre aux besoins de recrutement des entreprises situés dans un territoire donné ou une branche professionnelle spécifique. Pôle Emploi propose aussi une formation préalable qui permet au demandeur d’emploi de s’adapter à l’offre d’emploi qui se présente. Ces formations sont dispensées par des organismes partenaires de Pôle Emploi comme l’AFPA, les GRETA ou encore le CNED et le CFA. Ces formations sont à la charge du demandeur d’emploi, mais si le projet de formation est validé par le conseiller Pôle Emploi, le demandeur d’emploi peut percevoir une indemnisation.

Si le demandeur perçoit déjà une allocation d’aide au retour à l’emploi (ARE), il perçoit une allocation d’aide au retour à l’emploi formation (AREF), dans la limite de ses droits. Pour percevoir cette indemnisation, il est important que la formation choisie soit en cohérence avec son projet personnalisé d’accès à l’emploi. Si la durée de formation dépasse les droits à l’indemnisation, il est possible de la terminer avec un statut de stagiaire de la formation professionnelle. Si le demandeur d’emploi répond aux critères d’ouverture de droits, il pourra alors percevoir une rémunération de fin de formation ou une allocation spécifique de solidarité.

Si le demandeur d’emploi n’a pas encore touché d’ARE, il peut percevoir une rémunération de formation Pôle Emploi ou RFPE. Pour toucher cette rémunération, il faut également que la formation soit conventionnée par Pôle emploi et qu’elle s’inscrive dans le projet personnalisé d’accès à l’emploi du demandeur. Il faut noter que si la personne perçoit une ASS (Allocation Spécifique Solidarité), cette dernière sera suspendue pendant le temps de la formation, car elle n’est pas cumulable avec la RFPE.

 

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