Créateur d’entreprise

Créateur d'entreprise

Le terme créateur d’entreprise désigne un investisseur qui souhaite monter une affaire dans le but de travailler à son propre compte, mais aussi de créer, peut-être, de l’emploi.

Créateur d’entreprise, un profil qui ne va pas à tous

Un créateur d’entreprise est une personne qui, par le biais de son investissement, donne vie à une société ayant une existence juridique. Actuellement, la plupart des créateurs d’entreprises sont des micro-entrepreneurs. Ils sont ainsi le propriétaire de la société, d’une part, et son représentant, d’autre part. Il est à la fois le patron et l’employé de l’entreprise. Si l’on compare l’entreprise créée à une voiture, le créateur est à la fois le constructeur, le garagiste et le pilote.

Être créateur d’entreprise n’est pas donné à tout le monde. Il faut trouver un concept porteur et susceptible d’intéresser le public, mais aussi les institutions financières, surtout si le porteur de projet n’a pas les moyens de se financer lui-même. Mais pour espérer voir aboutir son projet de création d’entreprises, il ne suffit pas de trouver un projet, il est aussi important de maîtriser le métier de base pour la production ou l’offre de service de l’entreprise. Il faut également avoir un plan de financement, avoir des notions de comptabilité, maîtriser les règles du marketing et connaitre le marché et les concurrents.

Des démarches fastidieuses

La création d’entreprises ne se fait pas du jour au lendemain. Les démarches sont souvent fastidieuses. Avant toute chose, il faut faire une demande de création auprès du CFE (le Centre de Formalités des Entreprises). Une fois la demande effectuée, il faut rédiger le statut de la société. Le statut définit les règles de fonctionnement de l’entreprise ainsi que les différentes relations qui existent entre les différents associés, s’il y en a. Le créateur d’entreprise est libre dans le choix du statut de sa société, mais il doit toutefois respecter certains termes imposés par la loi. Une fois rédigé, le statut doit être signé par le créateur et ses différents associés. Après la rédaction du statut, la prochaine étape consiste à déposer le capital auprès de la banque qui délivre une attestation de dépôt des fonds.

Après le dépôt de capital, la prochaine étape de la création d’entreprises consiste à rédiger l’annonce légale. Cette annonce mentionne les informations de la société, à savoir, la date de création de la société, son nom, sa nature, son objet social, son adresse, ainsi que le nom et l’adresse de son gérant. Le texte de cette annonce est ensuite envoyé à un journal habilité à le publier, accompagné d’un chèque de provision qui couvrira le prix de la publication. La liste de ces journaux habilités à publier les annonces légales est communiquée par la CFE.

Il faut aussi remplir les formulaires de demande fournis par la CFE et de les retourner avec les pièces justificatives qui attestent que les étapes mentionnées plus haut ont été réellement effectuées. Trois exemplaires des statuts enregistrés, l’attestation de dépôt de fonds (Si le nom et l’adresse de la banque auprès de laquelle le capital a été déposé sont mentionnés dans le statut, cette attestation n’est plus exigée.), les lettres envoyées au journal d’annonces légales sont ainsi à renvoyer au CFE. D’autres documents comme l’extrait d’acte de naissance et de déclaration de non-condamnation du créateur d’entreprise, un justificatif de domicile, une copie d’identité (passeport ou carte d’identité nationale) sont aussi demandés par le CFE au moment de la création d’une entreprise. Une fois le dossier complet transmis au CFE, l’organisme étudie s’il est recevable ou pas. S’il est validé, le créateur d’entreprise reçoit un extrait du registre du commerce, qui atteste que sa société a été créée. Il faut souvent attendre plusieurs semaines avant de recevoir cette confirmation.

Une fois la demande validée, il faut demander une immatriculation de l’entreprise. Cet enregistrement doit se faire auprès du répertoire SIRENE, peu importe la forme juridique de l’entreprise créée. Les entrepreneurs individuels qui exercent une activité commerciale doivent également s’inscrire au RCS (Registre du Commerce et des Sociétés). Quant aux créateurs d’entreprise qui exercent une activité artisanale, il est nécessaire de s’enregistrer au répertoire des métiers qui est tenu par la chambre des métiers et de l’artisanat.

Une fois toutes les demandes et les enregistrements effectués, il faut encore attendre d’obtenir l’extrait Kbis pour pouvoir exercer son activité. Le Kbis est quelque sorte la carte d’identité de la société. Ce document atteste de l’identité de l’entreprise et prouve son existence. Il faut noter qu’il n’est délivré que si toutes les procédures citées plus haut ont été accomplies. L’activité de l’entreprise ne peut réellement commencer que si son créateur obtient l’extrait Kbis. Le récépissé délivré lors du dépôt du dossier n’est pas suffisant.

Les intérêts du portage salarial pour un créateur d’entreprise

Outre les démarches administratives longues et fastidieuses auxquelles il doit se confronter, le créateur d’entreprise n’a pas la garantie que son projet est vraiment porteur. Pour limiter les risques et débuter en douceur, il y a une solution simple : le portage salarial. Grâce à ce dispositif, le créateur d’entreprise est en mesure de tester les potentialités de son concept sans prendre de risques majeurs, puisqu’il garde le statut de salarié. Il a ainsi l’opportunité de travailler en toute indépendance, comme tout entrepreneur, mais en gardant toutefois les droits d’un salarié du secteur privé, à savoir la cotisation au régime général de retraite, la couverture sociale, l’assurance maladie, etc.

En recourant au portage salarial, le créateur d’entreprise s’émancipe également de toutes les parties administratives et comptables auxquelles les travailleurs indépendants ne peuvent pas se soustraire. La facturation des interventions, l’encaissement des frais d’honoraire, etc. la société de portage s’occupe de tout, permettant au professionnel de se consacrer dans la réalisation des missions, la prospection de la clientèle et le développement commercial.

Grâce au soutien de la société de portage, l’entrepreneur peut améliorer son offre et son positionnement pour valoriser son expertise et trouver plus aisément des missions. Il intègre également un réseau de consultants, ce qui lui offre l’opportunité de développer des partenariats et trouver de nouvelles missions. S’il juge l’expérience du portage salarial concluant, il peut créer sa propre entreprise sans pour autant perdre les contacts et la clientèle qu’il s’est constituée durant le portage.

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